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  Les institutions membres de la POHDH

La Plate-forme est actuellement composée des huit (8) institutions haïtiennes suivantes: 

Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH)

Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) ci-devant Coalition Nationale pour les Droits des Haïtiens (NCHR-Haïti) est une organisation non gouvernementale à but non - lucratif. Créée à New York en 1982 sous l'appellation de National Coalition for Haitian Refugee (NCHR), l'organisation s’est d'abord lancée dans des actions de formation, de plaidoirie, pour arrêter la déportation des réfugiés haïtiens fuyant la dictature des Duvalier et leur garantir un statut légal aux Etats-Unis d'Amérique. 
 
Au fil des années, elle élargit son mandat en intervenant sur les facteurs à la base des flux de réfugiés et des mouvements de population en provenance d'Haïti, en particulier la tyrannie et les exactions de la dictature.  
 
Par la suite, elle s'est impliquée dans le mouvement démocratique naissant en Haïti. Pendant le coup d'état de 1991, elle s'est engagée dans le redressement de la situation politique elle réagit aux violations de droits humains qui eurent lieu sou le règne des militaires. 
 
En avril 1992, la National Coalition for Haitian Refugee (NCHR) décide d'ouvrir une filiale en Haïti et, à partir de 1995 elle a fonctionné sous la dénomination de National Coalition for Haitian Rights - Coalition Nationale pour les Droits des Haïtiens. Depuis 1996, elle développe ses programmes et ses activités de manière autonome. Pendant la période du coup d'Etat de 1991 à 1994, l'organisation s'est fixée les missions de:  
 
• Enquêter sur les cas de violations de droits humains répertoriés à travers le Pays;  
• Faire le monitoring des violations constatées (Documentation);  
• Assister les membres des organisations de base persécutés ou menacés de morts;  
• Assister les rapatriés;  
• Fournir des informations à la communauté internationale sur la situation des droits humains en Haïti;  
• Faire pression sur la communauté internationale pour la porter à modifier sa politique vis-à-vis d'Haïti.  
 
Depuis le retour en 1994 du gouvernement constitutionnel en Haïti, l'organisation s'est concentrée sur un ensemble de tâches dans le but d'encourager:  
 
• L'institutionnalisation de la démocratie et le respect des droits fondamentaux du peuple haïtien;  
• La consolidation des acquis démocratiques;  
• La formation et le bon fonctionnement de la Police Nationale d'Haïti;  
• La réforme du système judiciaire et pénitentiaire.  
 
Dix ans après, en avril 2005, en raison de son essor au niveau national et international, pour simplifier les structures décisionnelles et rester fidèle à son engagement dans le domaine de la promotion et la défense des droits humains, la NCHR-Haïti s'est transformée en organisation autonome sous le nom de Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) appellation qui reflète mieux le rayonnement de ses actions à travers le pays.  
 
Centre de Recherches Sociales et de Formation Economique pour le Développement (CRESFED) 

En matière de droits de l’Homme, le CRESFED intervient surtout dans le domaine de la formation, en particulier auprès du monde étudiant, secteur avec lequel il est le plus en contact. Il est également lié à un certain nombre d’organisations populaires. 
 
Commission Episcopale Nationale Justice et Paix (JILAP)
 
Créée par la conférence Episcopale, cette commission jouit néanmoins d’une relative autonomie. Des commissions existent également dans plusieurs diocèses. Justice et Paix travaille surtout au niveau de la formation dans les paroisses (ou des comités justices et Paix sont créés) ainsi qu’à la récolte des informations sur les violation des droits de l’Homme. 
 
Commission de Réflexion et d”assistance Légale de la Conférence Haïtienne des Religieux (CORAL) 
 
Cette commission effectue surtout un travail de conscientisation des communautés religieuses sur les problèmes de justice. Compte tenu du nombre de communautés présentes dans les différentes régions du pays, elle constitue également une source importante d’information sur la situation des droits de l’Homme dans les différentes zones. 
 
Groupe D’assistance Juridique (GAJ)  
 
Ce groupe, composé d’avocats, de fondés de pouvoir et d’étudiants en droit, est basé dans le nord (Cap-Haïtien) et est spécialisé dans l’assistance juridique. Depuis le coup d’état, certains de ses membres ont dû se réfugier à Port-au-Prince où ils travaillent directement avec la Plate-forme. Avant le coup d’état, GAJ menait également des activités de formation de fondés de pouvoir ainsi qu’auprès des groupes de base. 
 
Institut Culturel Karl Levêque (ICKL)
 
ICKL est avant tout un centre de réflexion, d’analyse sociale et d’éducation populaire. L’ICKL est aussi un espace d’échanges entre les groupes, en particulier les groupes de base. C’est ainsi qu’après le coup d’Etat, il s’est engagé dans la bataille en faveur des droits de l’Homme comme partie intégrante de celle pour la démocratie. 
 
Programme pour une Alternative de justice (PAJ) 
 
Cette Organisation a été fondée dans la perspective d’une participation à une réforme en profondeur de la justice en Haïti. Elle mène donc des activités de recherches visant notamment une meilleure compréhension de la conception de la justice du peuple haïtien; mais aussi d’information et de formation de la population afin de permettre une meilleure connaissance de ses droits et sa participation effective aux réformes qui pourraient être menées. Enfin, elle assure un accompagnement des groupes de base dans leurs problèmes quotidiens de justice. PAJ travaille avec une cinquantaine de partenaires, organisations intermédiaires et de base couvrant différents secteurs (paysans, ouvriers, jeunes, femmes...) dans les différentes régions du pays. 
 
Sant Kal Levèk 
 
Cette Organisation travaille surtout auprès des réfugiés et rapatriés, y compris dans la défense de leurs droits économiques et sociaux (droit au travail, au logement, alphabétisation...) 
 
C’est au début du mois d’août 1986 que le Sant Kal Levèk a commencé à fonctionner grâce à la détermination de cinq ou six membres fondateurs ou collaborateurs, dont plusieurs venaient de passer de longues années en exil, au service de communautés haïtiennes de l’extérieur. 
 
Centre privé, aux moyens plus que modestes, voire inexistants au début, il a orienté son action dans trois directions principales : 
 
L’alphabétisation et l’éducation continue, les Droits de l’Homme (dont le droit à une existence et un environnement plus valable, pour les masses paysannes et travailleuses démunies) et les Réfugiés.
 
 
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